Ces femmes de poigne, courageuses et passionnées, ont montré le chemin.

Dian FosseyBrigitte BardotJane Goodall… Ces femmes ont fait de la protection des animaux une priorité dans leur vie. Même si le statut de l’animal évolue et que la mode commence, peu à peu, à bannir toute forme de fourrure, la lutte pour protéger les espèces animales aux quatre coins du monde est loin d’être finie. Ces femmes de poigne, courageuses et passionnées, ont montré le chemin.

Jane Goodall

« Instantanément, j’ai compris que je vivais réellement mon rêve. Je sentais déjà que j’appartenais à ce nouveau monde de la forêt. Que je me trouvais là où je devais être ». Jane Goodall est l’une de ces femmes extraordinaires qui ont consacré leur vie à la défense des animaux. Jane, elle, a choisi de lutter corps et âme pour la protection des chimpanzés en commençant, grâce à ses recherches sur cette espèce de singes, par remettre en cause le consensus scientifique à dominante masculine de son époque. De son premier voyage dans la région de Gombe en 1960 à l’ouverture de son institut en passant par ses drames personnels et professionnels, ce parcours de vie incroyable est cette année à l’honneur d’un documentaire, Jane, qui dresse le portrait d’une femme de poigne, courageuse, déterminée et résolument féministe à une époque où les inégalités étaient reines, surtout dans le milieu scientifique. Le réalisateur Brett Morgen a puisé dans plus de 100 heures de séquences inédites conservées dans les archives de National Geographic depuis plus de 50 ans et réserve une belle surprise aux spectateurs en invitant Jane Goodall, aujourd’hui âgée de 83 ans, à commenter son film en voix-off. Un retour sur sa vie hors-norme et exemplaire qu’elle agrémente de confidences sincères, notamment sur son mariage difficile avec Hugo Van Lawick.
Jane Goodall Institute France, 72 Rue Saint-Charles, 75015 Paris, http://www.janegoodall.org Crédit photo : National Geographic

Brigitte Bardot

l’amie des bêtes Outre le fait d’avoir eu la carrière la plus courte et la plus sensuelle du cinéma français, BB aura réussi, pour l’éternité, à associer son nom à la défense des animaux. Comment expliquer cette passion, transformée en une vocation ? De deux manières. Pour commencer, on remarquera que dans l’Histoire, peu de femmes auront été autant guettées, surveillées, admirées, pourchassées par des hommes que Brigitte – qui, dès l’adolescence, faisait déjà la couverture du magazine Elle, encouragée par sa mère, amie d’Hélène Lazareff. Mais aussi par son père, passionné de cinéma, qui passa son temps à filmer ses enfants, en leur demandant de se donner en spectacle.
Dans l’enfance, Brigitte connaît le destin qu’on réserve aux animaux les plus mignons. Lorsqu’à 15 ans, elle veut ouvrir la cage et s’envoler avec Roger Vadim, on l’en empêche. Dans les années qui suivent, Bardot connaît le destin qu’on réserve aux animaux exotiques; recluse derrière les volets de son zoo pour échapper aux flashs des touristes-paparazzi. On a souvent écrit, ce sera la deuxième explication, que la jalousie et la course au profit, que les fausses valeurs – ou trop humaines – du vedettariat l’avaient poussée à se couper du monde, à préférer la sensibilité pure et sans calcul de ses frères animaux.
Mais si la vérité était ailleurs ? Et si BB (phoque), dès le départ, avait été un petit animal qui n’aspirait qu’à vivre, à virevolter, à aimer ? A 18 ans, c’est sans le moindre enthousiasme qu’elle accepte son premier rôle au cinéma aux côtés de Bourvil. Son premier collier autour du cou.
Par Arthur Dreyfus Fondation Brigitte Bardot, 28 Rue Vineuse, 75116 Paris, http://www.fondationbrigittebardot.fr/ Crédit photo : George Rinhart/Corbis via Getty Images

Dian Fossey

figure emblématique de la cause animale, elle a donné sa vie pour protéger les gorilles. L’éthologue américaine a longtemps étudié le comportement de ces singes dans les forêts des montagnes du Rwanda et s’est battue toute sa vie pour les protéger.
Une passion qu’elle transmet en 1983 en publiant ses mémoires, Gorilles dans la brume, dont s’inspire le film éponyme de Michael Apted, dans lequel Sigourney Weaver incarne avec force Dian. Cette furieuse nécessité, vitale, de sauvegarder une espèce menacée par le braconnage, lui coûtera la vie. Elle est assassinée dans sa hutte au Rwanda, le 27 décembre 1985.
Dian Fossey Gorilla Fund https://gorillafund.org/ Crédit photo : Getty Images

Stella McCartney

Elle est probablement la créatrice la plus engagée. Stella McCartney, la pionnière de la mode eco-friendly, propose depuis le lancement de sa maison éponyme en 2001 des vestiaires écologiques et durables. Son motto ? Ni cuir, ni fourrure, ni plumes ou aucun autre tissu animal. Elle est notamment membre de l’association Bolt Threads, qui s’engage pour le développement durable des matériaux et qui produit, entre autres, de la soie conçue à partir de levure.
Visionnaire, lors du lancement de sa maison, elle a dû mettre au point au faux cuir convaincant, l’Eco Alter Nappa qu’elle utilise toujours, qui se compose de polymères et dont l’apprêt contient de l’huile végétale. Ellle a mis trois ans à mettre sur pied une production de viscose durable, le viscose étant un dérivé de bois qui cause une déforestation massive et donc entraine la mort de nombreuses espèces animales.
Bold Threads https://boltthreads.com

Pamela Anderson

Membre active de PETA depuis la fin des années 1990 et végétarienne de la tête aux pieds, Pamela Anderson est une digne successeur de Brigitte Bardot. En 2016, l’actrice a lancé une collection de chaussures vegan avec la créatrice française Amélie Pichard. De nos jours, la bimbo Baywatch sauve les animaux plutôt que les humains. Son domaine de défense s’étend des laboratoires scientifiques au divertissement : fourrure à la mode, animaux de cirque, expériences de laboratoire, corridas espagnoles, oies gavées, braconnage de phoques… Vous l’appelez, Pam sera toujours là dans ses escarpins en similicuir affrontant gouvernements et lobbyistes. Un véritable exemple de force et de bravoure 2.0.

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